Le «baiser de Marseille», AFP, Gérard Julien

(1) Jean-François Dortier, Identités sexuelles, Sciences humaines, N° 235, Mars 2012

(2) K. J. Dover, L'Homosexualité grecque, trad. de l’angl., La Pensée sauvage, Grenoble, 1982

(3) M. Foucault, Histoire de la sexualité. La Volonté de savoir, t. I ; L'Usage des plaisirs, t. I ; La Volonté de savoir, Gallimard, 1976

(4) Cocteau (Livre blanc, 1929), Jean Genet (Notre-Dame-des-Fleurs, Miracle de la rose, Le Journal du voleur, de 1946 à 1949), Colette et la série des Claudines.

(5) Kenneth Lewes, The Psychoanalytic Theory of Male Homosexuality, NY Meridian, cité par Ruth Menahem, Revue française de psychanalyse 2003/1 - Vol. 67.

«Les enfants ont deux objets sexuels originels et leur vie ultérieure dépend de celui auquel ils restent fixés. Ces deux objets sexuels originels sont la mère (la femme) et sa personne propre. Il s’agit de se débarrasser des deux et de ne pas s’attarder auprès des deux. La personne propre est celle qui est remplacée par le père ; celui-ci entre bientôt dans une position hostile. L’homosexualité bifurque à cet endroit. L’homosexuel ne parvient pas à se détacher de lui-même»

Freud, Pour introduire le narcissisme, 1914

« L’homosexualité ne relève pas du tribunal et j’ai même la ferme conviction que les homosexuels ne doivent pas être traités comme des gens malades, car une telle orientation sexuelle n’est pas une maladie. Cela ne nous obligerait-il pas à caractériser comme malades de nombreux grands penseurs que nous admirons précisément en raison de leur santé mentale [...] Les personnes homosexuelles ne sont pas des malades » (5)

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